• Historique




    PARMENIDE d'Elée. 


    LES ELEATES

    L'invasion perse qui détruisit Milet déplaça le lieu des spéculations philosophiques vers Élée, une petite ville située en Italie.
    Xénophane (v.~537-~514) critique sévèrement les formes d'expression poétiques (Homère) et théologiques (Hésiode) prétendant participer à la connaissance de la vérité.
    Ces éléments étaient alors au fondement de la culture. Pour lui, tout ceci n'est que fables et inventions: seule une entreprise fondée en raison permettra d'accéder à une véritable connaissance.
    Cependant, il critique aussi très sévèrement le matérialisme des Milésiens, leur opposant sa conception de la nature comme manifestation de l'Un. C'est cette conception qui sera reprise par Parménide. Notons que Xénophane développe plusieurs théories sur les éléments naturels mais toujours en les fondant rationnellement.

    Résumons:
    1- Chez les Éléates les concepts doivent être examinés rigoureusement.
    2- Les raisonnements doivent être exempts de contradictions.

    L'UN ET LE MULTIPLE

    Sous ce titre, nous rangeons la grande polémique philosophique qui opposa deux conceptions importantes pour le développement ultérieur de la rationalité grecque. Il s'agit des doctrines développées par Parménide (v~504-~470) et Héraclite (v~504-~470). Ces conceptions devaient hanter Platon et le forcer, à la fin de sa vie, à revoir sa doctrine des Formes intelligibles.
    Héraclite
    La pensée d'Héraclite est difficile et obscure. En voici quelques éléments. Commençons avec sa critique de la doctrine d'Anaximène. Dans cette doctrine, soutient Héraclite, seul le processus posséde un caractère de fixité.
    Chez Héraclite, la réalité n'est pas le monde que nous percevons ni ses éléments constitutifs, mais plutôt une formule qui se manifeste et se dérobe dans tous les processus de la Nature. Cette formule est celle de la loi des contraires qui est la loi de la réalité: tout est devenir. Le logos est donc contradiction; la pensée humaine, commune à tous, l'est aussi mais sous une forme dialectique: elle est capable de manifester l'unité sous les contradictions. Car sous l'unité des tensions de ces contradictions le logos (archè) régit l'ordre de l'univers dans l'harmonie, la justice et la mesure.
    Ainsi, dans le devenir il y a loi et rationalité: tout disparaît mais tout revient. L'âme étant la phase la plus claire du processus du devenir, il est donc possible, par son étude, de comprendre le cosmos entier. Le glissement s'opère entre l'étude des phénomènes et l'introspection de l'âme. Au contraire des Milésiens, chez Héraclite le principe n'est plus matériel. Car le logos est la formule de chaque âme individuelle. Le principe est une sorte de symbole. Héraclite pensait qu'il fallait maintenir l'âme dans un état d'intelligence capable de comprendre la vraie nature du monde et, ainsi, accorder ses actions en conséquence.

    PARMENIDE

    Pour Parménide penser à une chose, c'est penser à elle en tant qu'existence. La nature essentielle de l'être, sa nécessité d'être identique à elle-même, ne permet aucune autre alternative logique que la permanence de l'être. Si le logos conçu par Héraclite pose que tout est un (permanence et changement), Parménide pousse sa logique jusqu'à montrer que seul l'être peut être (en tant que cause efficiente de soi). Le logos est identique à la vérité (archè). L'Être (l'Un ou l'Univers) immobile, indivisible, continue et, de ce fait, sans création ni genèse est. Donc le mouvement n'est pas. Comment même le concevoir ?
    Concluons deux choses de cet affrontement à propos de la connaissance:
    1- Avec Parménide: a) la philosophie devient une technique, une méthode; la pensée est quand elle est identique à la vérité; b) si l'être est, le non-être n'est pas; c) l'opinion qui n'est pas la philosophie n'est pourtant pas identique au non-être puisqu'il y a aussi des vérités dans l'opinion,
    2) Avec Héraclite: a) la pensée est dialectique; b) le savoir n'est pas pour lui-même, il est pour agir en intelligence avec le monde.



  • Commentaires

    1
    Vendredi 8 Septembre 2006 à 14:28
    Ha ha
    suis la première à arriver içi ! attends je reviens aprés la lecture ! Bisous philotés !
    2
    Vendredi 8 Septembre 2006 à 14:45
    Ouaaah...
    Faut tout ça pour être juste amateur(trice) de philo ? Bah mince, alors je dois juste être une sympathisante. Je vais de ce pas chercher mon dico...
    3
    Vendredi 8 Septembre 2006 à 14:53
    Hé bé ....
    Voilà deux courants de pensée où nous l'on retrouvons la notion d'être et non-être ! personnellement je suis assez d'accord avec Heraclite : "le savoir n'est pas pour lui-même, il est pour agir en intelligence avec le monde". Voici un document trés bien rédié et d'une lecture facile ! bisous
    4
    Vendredi 8 Septembre 2006 à 16:23
    pas rendu
    Personne ne sera jamis rendu et heureusement. Car qui peut dire ce que serait l'arrivée ?
    5
    Vendredi 8 Septembre 2006 à 16:31
    composition et documentation
    Ce qui est en italique est copié dans une site. C'est un trop gros boulot que de composer sa page perso. Et pour ne pas avoir à rester trop longtemps sur le même sujet, je fait des recherches qui vont éviter à ceux qui me lisent d'avoir à les faire eux même ! C'est très bien d'avoir cité l'obcur "heraclite " !
    6
    Vendredi 8 Septembre 2006 à 16:38
    un mot à mireille/lucille
    Même SOCRATE c’est « cassé les dents » sur PARMENIDE (Voir le « PARMENIDE » de PLATON.) Comment voulez vous ne pas être atteint de modestie 2500 ans après?
    7
    Vendredi 8 Septembre 2006 à 17:07
    Ha ca oui !!
    POur égaler ces philosophes toute une vie à étudier ne suffirait pas ! ca laisse réveur ;-) Bisous Philotès
    8
    Vendredi 8 Septembre 2006 à 17:29
    Je me disais bien aussi
    que la philo était plus une question de voyage que de point de chute.
    9
    Vendredi 8 Septembre 2006 à 17:45
    la sagesse
    LA PHILO quand on prend son billet, il y a une gare de départ, notre ignorance, mais pas de gare d'arrivée. C'est pour ça qu'il nous faut esseyer de faire le voyage qu mieux. Ou alors gare !
    10
    Vendredi 8 Septembre 2006 à 22:45
    Bon, je vais reprendre
    mon bâton de pélerin et essayer de parcourir les sentiers tortueux pour arriver quelque part. Philo, les sentiers de chèvres en Corse pourraient ils mener à la vvérité ? si oui, je les emprunterais bien volontier. Bises Philo.
    11
    Vendredi 8 Septembre 2006 à 22:49
    La gare de départ
    c'est bon, j'ai trouvé, mais la gare d'arrivée n'est peut être pas accessible à nous autres pauvres âmes ephémères. A bientôt Philotès.
    12
    Vendredi 8 Septembre 2006 à 22:56
    Bonsoir Philotès
    oui, Xenophane disait que nul ne posséde le savoir certain et que tout n'était que conjecture. Je le suis dans cette idée . Bonne continuation dans ta recherche de la pensée de Parménide et bon courage !!! Bisous
    13
    JC
    Samedi 9 Septembre 2006 à 20:08
    hello philotes
    qu'elle vaste domaine la philo. elle couvre tellement de domaines qu'il faut avoir une culture générale encyclopédique;ta synthese est claire et je suis très intéressé par les sujets que tu traites: Merci pour nous faire partager cette passion! et à l'occasion je te piquerai quelques bouquins sur ce sujet car je dois combler une grosse lacune! bisous PS: à  propos des affrontements de la connaissance pour moi Parmenide et Heraclite n'ont tous deux pas tort...
    14
    JC
    Samedi 9 Septembre 2006 à 20:13
    hello philotes
    les fautes d'othographe que je peux faire c'est vraiment la honte... bref j'en profite pour te ressaluer à nouveau ;)
    15
    Dimanche 10 Septembre 2006 à 07:44
    réponse à JC
    Avec PARMENIDE c'est de logique qu'il s'agit. Tu n'auras aucun mal à comprendre !!! commence par ce qu'il y a sur ce site.
    16
    Dimanche 10 Septembre 2006 à 07:46
    ladyhawk
    vos encouragements me vont droit au coeur (et au cerveau)
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